BOUSSAC
Chef-lieu de canton
Département de la Creuse
 
 
  Relevés imprimables de l'état civil de la commune :

1738-1792  Baptêmes
1738-1792  Mariages
1738-1792  Sépultures

1
802-1822  Naissances
1804-1832  Mariages

Dénombrement de la population :
Année 1911    photo récapitulative

En ligne le :
24/04/2006
"
"

20/09/2006
23/06/2006



24/03/2010
mise à jour :
29/07/2007
"
"


25/06/2009

auteur :
Contact







Danielle CLÉMENT
  Compléments :
Migrants hors du Limousin
Sur le ministère de la Culture :
base Mérimée  base Mémoire
Boussac sur le portail creusois
Monument aux Morts
Vue du ciel
Province : Berry
Toponymie :

Boussac-le-Castel (1477) ; Boussac-le-Château (1700) ; Boussac-la-Ville ; Boussac-Ville ;
Boussac-la-Montagne (Révolution) ; Boussac (1801).

Conservation des registres paroissiaux et d'état civil :
- C.G. :  1738-1792 ; 1793-1932
- C.C. :  1677-1792 ; 1793-1892  (manquent D. 1793-an V) --> mairie

image
image
image
image
 
   Insee : 23031
Clic sur la carte pour développer le canton de Boussac
 
Population légale (Insee) en : 2007
1906
1806
1463 h
1408 h
757 h
Superficie : 148 ha
Altitude : 335 à 395 m
Densité : 954 h/km2

Actuellement pas de travaux en cours sur cette commune.
Si vous souhaitez poursuivre les relevés de cette commune, rejoignez-nous à cette adresse:
groupe gendep23 
 
Villages en 2001 :
aucun.

Notice par A. Lecler
Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902.

Boussac, petite ville au confluent de la petite Creuse, et du  Béroux.
C'est aujourd'hui une sous-préfecture qui a 1313 habitants.
Elle conserve encore une partie de son enceinte fortifiée et une vieille porte de ville.
Son nom a subi plusieurs transformations. On trouve :
En 1095, Capella de Bociaco (Gall. chist. nov., part. 11, col. 174).
Capella de Botzac-le-Chastel, vers 1150, (car. de Bonlieu)
Prœpositus de Bozac, vers 1150 (idem)
Apud Bocac, 1162 (ch. de Prébenoît)
Castrum de Bossas, 1204 (ch. de Bonlieu)
Apud Bocac, 1209 (cart. de Bonlieu)
Apud castrum, de Botzac, 1217 (idem)
Bocac, 1301 (Olim. 111. 75)
Paroisse de Boussac-le-Castel, 1447 (Registre des Ord. XIII)
Chastel-de-Boussac, 1462 (d'Hozier, Généal. Chamborant p. 76)
Ecclesia S. Clarencil de Boseaco-castri, 4471 (coll. Gaign. 183-184 p. 189
Baronnye de Boussac, 1561 (terr. de Blessas)
Paroisse de Boussac-le-Château, 1700 (Registres de Boussac-Bourg
Boussac-la-Montagne, an Il. (Registres de Bétêtes) 

C'était une cure en ville murée, dans l'ancien archiprêtré de Combraille. Elle était sous le patronage de sainte Anne, jadis de saint Cléreance, fête le 12 août. En 1450, 1558, 1567, elle était une annexe de Pradeaux. L'abbé du Bourg-Dieu, y nommait le titulaire en 1618; le prince de Condé en 1641, 1731, le roi depuis 1745.
Il avait une vicairie à l'autel de Saint-Christophe fondée par Nicolas Villeroux, curé de Lourdoueix-Saint-Michel, aumônier ordinaire de Jean Barton, archevêque de Nazareth, ci-devant évêque de Limoges, 1493.
Une autre fondée par Pierre de Brosse, chevalier, seigneur de Boussac, dans la chapelle du château,
à l'autel de Saint-Jean.
Notre-Dame de Pitié, au grand cimetière, était une chapelle qui existait en 1728.
Sainte-Barbe, chapelle rurale, dont l'inscription suivante,
placée sur le mur septentrional, faisait connaitre l'érection :
 

Dessus ce rocher au vent le plus contraire,

Fut édifié ce présent oratoire.

Hors de marais, de rivière et de lac,

Par feu M, Jehan de Marcillac,

Et de Magdelaine sa mère,

Vivant alors en bonne mémoire

Au temps que le monde n'était corrompu.

L'an mil Ve XL et un.

 

La Maison-Dieu est un hôpital dont la première pierre fut posée, le 42 avril 1731.
Les sœurs de la Charité, sorties de celle de Moratoire, diocèse du Mans, y furent établies en 1744.

Le château de Boussac, qui sert aujourd'hui de sous-préfecture, est situé au sommet d'un rocher très élevé, sur le bord de la petite Creuse. Il fut rebâti en partie au XV° siècle. On y remarque une immense salle des gardes,
et des cheminées de cinq mètres d'ouverture et de hauteur. Son aspect est des plus imposants et des plus pittoresques. Dans une de ses salles se trouvent les tapisseries qui meublèrent, dit-on, les appartements de la tour de Zizim à Bourganeuf. Ce sont des tapisseries flamandes du XV° siècle. Il y en a une partie à l'hôtel-de-ville. Au mois d'avril 1881, on a inauguré au musée de Cluny à Paris, une nouvelle salle dans laquelle sont exposées six tapisseries du XV° siècle, provenant du château de Boussac. Elles sont connues sous le nom de « tapisseries de la dame à la Licorne. » On pense qu'elles ont été fabriquées à Aubusson.

Notre gravure est extraite de la Topographie de Mérian (Francfort, 1656). Elle donne l'aspect de Boussac au milieu du XVII° siècle. Sur la droite, on remarque le château dont la masse de constructions domine non seulement la ville mais tout le pays si pittoresque d'alentour. On distingue très bien ce qui restait du château primitif du XIII° siècle ; l'énorme donjon, soutenu par de larges contreforts, surmonté de la niche du veilleur et encadré par deux courtines crénelées. A droite, ce sont les constructions moins sévères du XV° siècle, les tours rondes, les pignons, sculptés et la chapelle qui semble avoir une forme assez coquette.

Ce château est classé parmi les monuments historiques.

La ville est dominée du côté opposé au château par l'église paroissiale, à laquelle notre dessin donne l'apparence d'une magnifique église ogivale, avec transept et clocher sur la croisée. nous pensons que le dessin est un peu flatteur et qu'il s'est trop écarté de ce que devait être l'ancienne chapelle dédiée a saint Clereance. A côté, on distingue plusieurs petits clochetons appartenant probablement à des communautés religieuses. Au milieu des constructions, et à peu près à égale distance du château et de l'église, nous distinguons un édifice important, peut-être la maison commune; car Boussac avait été affranchie par le maréchal de Brosse, et elle avait quatre consuls, en vertu de la charte de 1127.

L'exiguïté de notre cadre ne nous a pas permis de donner en entier le cimetière, dont on aperçoit un angle sur la gauche. On y aurait vu la reproduction de la chapelle de dont il est parlé plus haut.

C'est à Boussac que Pierre Leroux avait établi son imprimerie vers 1840.

Vers 1260, Marguerite de Déols épousa Roger de Brosse et lui porta la terre de Boussac. Charlotte de Brosse épousa François (le Luxembourg et lui porta tous les biens de la famille de Brosse. Leur fils Sébastien de Luxembourg, eut pour héritière sa fille Marie de Luxembourg, duchesse de Mercœur et comtesse de Penthièvre. Elle avait épousé en 1579 Philippe de Lorraine, duc de Mercœur, qui vendit la terre de Boussac à la reine Louise sa saur, après la mort de laquelle Philippe-Emmanuel en fut de nouveau possesseur et la laissa avec ses autres biens à sa fille Françoise de Lorraine. Cette dernière épousa, en 1609, César, duc de Vendôme, qui donna, en janvier 1640, la terre de Boussac, en échange avec celle de La Ville-aux-Clercs, à Henri-Auguste de Loménie, secrétaire d'État. Cette terre fut vendue en 1619 à Jean de Rilhac. Elle épousa ensuite dans la famille de Carbonnières en 1730 par le mariage de Louise Françoise-Armande de Rilhac, avec Jean-Baptiste de Carbonnières, qui la possédait au moment de la Révolution (Nobil. 1, 2e édit. p. 246, 231 ; IV, 23).

M. Henri Aucapitaine a publié en 1853 des Notes historiques sur le château de Boussac et la famille de Brosse. On peut voir aussi quelques détails sur Boussac et ses seigneurs dans l'Histoire de la Marche, par Jouilleton, t. 11, p. 32, 35, 40, 153.

Les villages compris dans la commune de Boussac sont :
La chapelle Sainte-Bordes.
Les Loges.
La Creusette.
Le Moulin-Ferré.
Le Grand-Moulin.
Puits-en-Route.
La Grande-Huguette.
Le Rocher.

Jean-Luc JOLY